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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: Ecrits des spectateurs]]></title>
    <link>http://offlimits.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;Ecrits des spectateurs&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Commentaires du blog: Ecrits des spectateurs]]></title>
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    <pubDate>Mon, 23 Feb 2009 23:51:34 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 23 Feb 2009 23:51:34 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>                <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Marion Cousin]]></title>
        <link>http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment30719666</link>        <description><![CDATA["Avancer masqués"
 
	Tandis que la scène frontale est redevenue le dispositif de prédilection de créateurs scéniques contemporains qui cherchent pourtant à atteindre fortement le spectateur, certaines pratiques continuent d’explorer la voie qui consiste à abolir la séparation entre la scène et la salle, et à brouiller la frontière entre la position d’acteur et celle de spectateur.	
Jean Jourdheuil, lors du colloque sur « Le rôle du spectateur », donné à Gennevilliers en janvier 1983, énonce une « Première banalité : le théâtre se fonde sur la division acteur/spectateur. Sans cette division, pas de théâtre. ». Puis il complète cette affirmation par une suggestion : « si j’étais faiseur de théories théâtrales, […] je ferais l’apologie de la position de spectateur, disant qu’il s’agit d’une position en retrait par laquelle on se distingue et se sépare de ceux « qui ne cherchent la besogne que pour embesognement » (Michel de Montaigne) » . 
Si la division acteur/spectateur est nécessaire au fait théâtral, que reste-t-il alors du théâtre quand le public est mis à la besogne ? Le déplacement des spectateurs, qui sont amenés dans l’espace de jeu, entraîne-t-il un déplacement du théâtre et de la théâtralité, en tant qu’elle est – d’après Josette Féral-  « le résultat d’une dynamique perceptive, celle du regard qui lie un regardé (sujet ou objet) et un regardant »   ? 

Ecriture scénique au présent
Au début d’"Avancer masqués", Clyde Chabot nous présente le projet, né de trois textes de Jean-Paul Quéinnec, Frédéric Ferrer et Alain Béhar, comme une « tentative d’écriture scénique au présent ». Les textes des trois auteurs seront dits chronologiquement et en intégralité mais ils s’enchevêtrent, se répètent et se coupent différemment chaque soir. Elle indique que nous « pouv[ons] nous déplacer », et « offrir [n]otre présence silencieuse aux acteurs » . Ces derniers s’adressent aux spectateurs, parfois de très près, et réagissent à leurs mouvements, gestes, actions, et bruits. La musique et la lumière en font de même. 
Bien qu’un texte préexiste, l’écriture de la scène varie donc en fonction des déplacements des spectateurs, de l’attitude de chacun d’eux, et de son désir de jeu et d’implication dans le jeu. Un mouvement d’un spectateur peut provoquer une pause dans la diction du texte, une répétition ou un changement de locuteur. La position des corps des spectateurs dans l’espace, groupés, isolés, assis, debout, adossés au mur suggère des changements de lumière ou de musique, une accélération ou un ralentissement du rythme du spectacle. La metteure en scène réagit elle aussi de façon très ponctuelle, par des suggestions aux acteurs, ou pour encourager les spectateurs à évoluer dans le dispositif. Les spectateurs sont indispensables au déroulement de l’expérience, et leur nombre ainsi que la composition du groupe feront varier considérablement le spectacle. 

Devenir-théâtre
Ce projet d’écriture au présent réunit donc, en un moment partagé, les deux temps de la création et de la présentation dont la séparation caractérisait le fait théâtral, de même qu’il rassemble en un espace et un projet partagé l’acteur et le spectateur, dont la division fonde le théâtre. Or cette division perd de sa netteté dans la mesure où le spectateur regardant est aussi regardé par les acteurs, les autres spectateurs, et la metteure en scène. Les conditions de la théâtralité, telle que la définit Josette Féral, sont donc remplies, mais détournées par la confusion de la figure du regardant et du regardé. Et c’est alors plus en termes de « devenir théâtre » que l’on peut analyser cette œuvre.
  Si, comme l’affirme Denis Guénoun, « on se rend [au théâtre] pour s’y faire présenter une opération de théâtralisation. » Si, « on veut voir le devenir-théâtre d’une action, d’une histoire, d’un rôle.» , c’est exactement ce que nous propose "Avancer masqués". Selon Clyde Chabot, « les acteurs sont ceux qui font surgir le théâtre car ils relient, révèlent, amplifient, rendent visible ce qui n’est peut-être encore qu’un balbutiement. Ils transforment en théâtre la matière brute que proposent les spectateurs » . Ainsi les spectateurs ne font pas le théâtre, mais ils voient leurs actions et les fruits de leur présence devenir théâtre. 

Le spectateur déplacé
Mais dans cette expérience, le spectateur est déplacé et démasqué, et par ce déplacement et cette visibilité, il éprouve quelque peine à voir le théâtre. Il est arraché à sa position de retrait, car malgré ses efforts pour garder une présence discrète, il continue de faire partie de l’espace, il est visible des autres spectateurs et n’est pas à l’abri d’un acteur qui déciderait de venir adresser son texte à moins de cinq centimètres de son visage. 
	Il y a pourtant un moment où le spectateur est invité à quitter son statut de participant, et à retrouver une position de regardant, non regardé par un dispositif. Il se produit, à la fin de la séance, avec une rupture du jeu qui correspond à un retour du spectacle sur lui-même, et à un retour vers le théâtre. À la fin d’"Avancer masqués", commence une projection des photos prises pendant l’expérience, sur lesquelles chacun figure en compagnie des autres participants et des acteurs. 
Le temps du théâtre apparaît donc à la fin de l’expérience, comme un retour sur le temps du jeu et de l’expérimentation. La figure du spectateur est alors dédoublée entre celle du participant qui est objet du regard des autres spectateurs, objet du jeu des acteurs, et celle du spectateur-sujet qui regarde à l’écran les traces ou le souvenir de l’expérience et recompose sa propre représentation.
Chacun retrouve donc sa position de spectateur. Le cadre s’est déplacé, étant passé de la salle à l’écran, et le public retrouve son statut de regardant extérieur, extérieur au cadre, en assistant à la représentation fragmentaire, à la recomposition de l’expérience à laquelle il a participé. Sauf que ce qu’il regarde, c’est sa propre présence dans l’expérience qui s’est déroulée. 
	
Le troisième temps du théâtre
Cette proposition esquisse alors le troisième temps du théâtre, celui de la remémoration et de la réflexion sur l’expérience théâtrale, qui se développera quand le public aura quitté le théâtre après avoir retrouvé sa qualité de spectateur. Car – comme le définit Marie-Madeleine Mervant Roux- « le spectateur est moins celui qui regarde un spectacle que celui qui, beaucoup plus tard, y aura assisté, il est une figure faite de strates de mémoire » , et c’est justement cette mémoire qui est convoquée par la projection des photos du public d’"Avancer masqués".  
Bien qu’on le veuille sujet de la création scénique en l’intégrant dans le dispositif, en le faisant jouer avec celui-ci, le spectateur de cette expérience perd pendant un temps son statut protégé de démiurge, de sujet créateur de la représentation à laquelle il assiste, pour ne le retrouver qu’à la fin. Il est, tout au long de celle-ci, un spectateur aux aguets, agissant dans le processus, mais aussi agi par les acteurs et par l’espace de jeu, et se trouve être autant le sujet que l’objet du regard, et ce jusqu’au moment de la projection, esquisse du troisième temps de l’acte théâtral. Mais n’est-ce pas dans ce troisième temps de la réflexion et de la remémoration, que la proposition achève de développer tout son « devenir théâtre », dans cette relation intime avec la mémoire du spectateur, sujet de l’expérience théâtrale ?]]></description>
        <pubDate>Tue, 02 Sep 2008 12:58:45 +0200</pubDate>        <guid >http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment30719666</guid>
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        <title><![CDATA[Commentaire de huguet]]></title>
        <link>http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment28925682</link>        <description><![CDATA[Pour avancer masqués
Au centre , au bord , à la limite , regarder les acteurs ou leurs doubles spectateurs . Ce spectacle  incite à la bienveillance délicate , aux déplacements feutrés , aux regards complices.Des bribes de texte que l'on vole aux courants d'air et à la lumière particulière du lieu . Finalement tout ça pourrait presque vivre sans nous , d'ailleurs combien sommes nous ? et c'est justement cette intimité que vous créer qui fait que l'on a envie de musarder avec vous.]]></description>
        <pubDate>Sun, 29 Jun 2008 12:59:23 +0200</pubDate>        <guid >http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment28925682</guid>
                                            </item>
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        <title><![CDATA[Commentaire de Melfrid]]></title>
        <link>http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment26127051</link>        <description><![CDATA[On nous a donné la liberté de circuler dans la salle. Ce fut une grande première pour nous, sans doute. Les comédiens interagissaient avec nous. Et nous, avions-nous le droit de nous immiscer dans la pièce? Dans ce texte écrit à l'avance mais bien difficile à suivre tant il était haché en lambeaux? Ceci amène à se poser la question ici de la légitimité des auteurs qui ne sont pas inclus dans ce processus de création continue puisqu'ils sont restés dans leurs Vercors. On aurait aimé soit suivre leur pensée dans un dispositif plus classique, soit nous intégrer totalement à cette création déstructurée. Au lieu de cela, je me suis senti dans un entre-deux, zappeur inattentif devant des textes discontinus; ou bien spectateur passif, timide et paresseux qui est là comme à un cocktail et ne se sent qu'à demi-mot incité à participer à cet intrigant processus créatif. Content tout de même d'être immergé dans cet univers de sons et de lumières, de savourer ces bribes. Content de participer, somme toute, à une expérience inhabituelle où il a pu questionner son rôle de spectateur. Il a juste eu un peu le sentiment de s'être arrêté au milieu du gué.]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 Apr 2008 23:52:18 +0200</pubDate>        <guid >http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment26127051</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Laure]]></title>
        <link>http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment25949815</link>        <description><![CDATA[AVANCES MASQUES  2008-03-28

La porte s’ouvre sur l’univers proposé dans « avancés masqués ». Nous entrons et déposons nos affaires, laissés ensuite libres de le découvrir, le temps que tout s’installe. La pièce comporte 3 grandes fenêtres, un mur blanc derrière lequel un espace de circulation sera découvert plus tard, un autre mur de miroirs penchés ouvrant l’espace sur lui même, et celui où se trouve la porte d’entrée.
 	Gros élastiques accrochés au plafond, tendus ou pendants, masques, baffles, chaises, carrés d’herbes synthétiques sont dispersés dans l’espace, rectangulaire avec une petite estrade avant les fenêtres. Le musicien et la projectionniste sont clairement identifiés et positionnés presque au centre. 
Je circule pour  observer tous les éléments de près en écoutant la bande son et en croisant les membres de cette communauté. J’y découvre encore des feuilles, placées stratégiquement et en plusieurs exemplaires, s’adressant à nous, spectateurs et définissant clairement le cadre de la proposition et ainsi notre participation au déroulement de l’évènement. Sur d’autres feuilles sont inscrits les textes qui vont être l’ingrédient des rencontres avec les spectateurs. D’autres curieux font de même tandis que certains s’installent confortablement. Un interprète me fait douter…je le vois copier ma posture au millimètre, lui en fait la remarque et me demande si cela a déjà commencé ? La communauté s’organise, lentement pour finalement laisser le centre vide, créant un cercle autour de l’évènement attendu. Je me demande qui sont les interprètes, pose la question à la personne à côté de moi, lui confiant qu’ils sont sûrement identifiables par leur mobilité… Elle se déplace et je découvre rapidement qu’elle en est  une. 
Puis, clairement, un interprète nous expose le texte portant sur la proposition, annonçant ainsi le début ? L’attention monte et chaque interprète devient un centre mobile. Ils s’adressent souvent directement aux spectateurs, proches d’eux, les embarquant ainsi dans leur récit et les transformant en personnages. Des visages expressifs se révèlent… Les spectateurs sont souvent, même sans se déplacer volontairement, au centre de « la scène », qui se déplace en fait dans l’espace avec les interprètes. Chaque attitude me semble maintenant mesurée, est ce parce que nous savons que nous sommes vus et/ou voyons à tout moment, que notre attention est partagée entre compréhension du sens du texte, envie de trouver une raison d’agir, un endroit ou aller pur avoir un autre point de vue et influencer peut être une nouvelle intervention d’interprète ? …Il  faut un certain temps avant que, les uns après les autres, nous osions prendre volontairement part au présent : traverser l’espace pour rejoindre une autre place est une action simple qui ouvre et déplace toute l’attention et l’activité des membres de la communauté. Passer ce cap et aidés par un discours impromptu et émouvant du metteur en scène puis par un apéritif qui met en mouvement, les spectateurs bougent beaucoup avant de reformer un  cercle, refaisant surface assez rapidement. Mais de moins en moins de spectateurs restent longtemps immobiles et même la scénographie commence à être support de leur posture, présence, activité. Les interprètes élargissent encore l’espace de l’évènement, sortant dans les couloirs et jusqu’à dehors pour exposer aux personnes rencontrées le fait « qu’il n’y a pas de lieu pour l’art »… Nous sommes nombreux à regarder et à rire de ce spectacle merveilleux et très à propos au dehors, tandis qu’une autre partie de la communauté continue à interagir dans la salle. La prise de position devient de plus en plus fluide et nous avançons ensemble lentement vers la fin. Beaucoup de regards se croisent, complices. Nous nous rassemblons autour de la projection des nombreuses photographies prises et ne pouvons nous empêcher d’applaudir, même si tout est fait pour que nous glissions plutôt délicatement vers la fin. Cette expérience commune se poursuit enfin autour d’un apéritif aussi beau, délicieux et convivial, que les points de vues, souvenirs, découvertes qui s’y partagent. Merci !]]></description>
        <pubDate>Sat, 29 Mar 2008 13:12:58 +0100</pubDate>        <guid >http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment25949815</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de le concepteur]]></title>
        <link>http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment25868355</link>        <description><![CDATA[ecrire à l'issue d'une répétition publique...]]></description>
        <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 02:20:23 +0100</pubDate>        <guid >http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment25868355</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de inavouable]]></title>
        <link>http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment25810764</link>        <description><![CDATA[Espace d'écriture des Spectateurs du festival "OFF LIMITS - Public en jeu 2.]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 12:36:39 +0100</pubDate>        <guid >http://offlimits.over-blog.com/article-18070873-6.html#comment25810764</guid>
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